Richard v. The Attorney General of Canada: A Critical Analysis of Immigration Detention in Canadian Provincial Jails Under the European Convention on Human Rights
The McGill Law Journal is now open access. To see the full article, please click here. To see the accessible summary, please click here.
La Revue de droit de McGill est maintenant en libre accès. Pour voir l’article complet, veuillez cliquer ici. Pour voir le PDF accessible, veuillez cliquer ici.
On 5 July 2024, the Superior Court of Justice of Ontario declared admissible a class action lawsuit against Canada’s federal government’s policy of detaining immigrants in provincial jails on the basis that it could amount to a violation of several rights protected under the Canadian Charter of Rights and Freedoms. In this article, we engage in a hypothetical exercise in which we seek to establish what would be the outcome of the case if it were to be decided under the Council of Europe’s human rights framework in general, and the European Court of Human Rights’ case law on immigration detention specifically. Building on the evidence provided by several national and international organizations, we argue that Canada’s policy of detaining immigrants in provincial jails would amount to cruel and unusual treatment contrary to article 3 of the European Convention on Human Rights. The conclusions of this article are purely speculative, yet they contribute to the painting of a more complete, critical, and complex portrait of Canada’s immigration detention policies from a European perspective. The article also highlights how the focus of both European and Canadian courts on the conditions of detention may overshadow any debates on the legitimacy of immigration detention itself.
Le 5 juillet 2024, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a déclaré recevable un recours collectif contre la politique du gouvernement fédéral canadien consistant à détenir des personnes migrantes dans des établissements correctionnels provinciaux, au motif que cette pratique pourrait constituer une violation de plusieurs droits protégés par la Charte canadienne des droits et libertés. Dans cet article, nous nous livrons à un exercice hypothétique visant à déterminer quelle serait l’issue de l’affaire si elle devait être jugée au regard du cadre général des droits humains du Conseil de l’Europe, et plus particulièrement de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme en matière de détention administrative des migrants. En nous appuyant sur les éléments de preuve fournis par plusieurs organisations nationales et internationales, nous soutenons que la politique canadienne consistant à détenir des personnes migrantes dans des établissements correctionnels provinciaux constituerait un traitement cruel et inhabituel contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les conclusions de cet article sont purement spéculatives, mais elles contribuent à brosser un portrait plus complet, critique et complexe des politiques canadiennes de détention en matière d’immigration d’un point de vue européen. L’article souligne également comment l’accent mis par les tribunaux européens et canadiens sur les conditions de détention peut occulter tout débat sur la légitimité de la détention des immigrants elle-même.
* Meritxell Abellan-Almenara, PhD Candidate in Criminology, University of Montréal. Camille Lefebvre, PhD Candidate in Law, Université Laval and Leiden University. This article is supported in part by funding from the Social Sciences and Humanities Research Council via a Vanier Canada Graduate Scholarship.
