Failure to Adapt: Readability Deficits in Canadian Court Decisions Involving Parties with Unique Reading Needs
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This article reports on two original empirical studies of the quantitative readability levels of Canadian court decisions from specialized contexts, involving cases where we might reasonably expect to find highly readable decisions. The first study examines decisions dealing with young persons who were prosecuted in youth criminal courts. The second study involves cases where at least one party was a self-represented litigant (SRL). The results from these studies suggest that the relevant decisions are generally not written at levels that allow for the parties (or the broader public) to easily understand the decisions. To the extent that courts may already be trying to adapt the language and styles of their decisions, these studies suggest that further, or different, adaptations are probably required. The most obvious weak point arises in cases involving SRLs, where the average decision is (counter-intuitively) less readable than the average Canadian trial or appeal court decision more generally. The article concludes by identifying some of the ways in which judges who care about communicating effectively with their audiences can improve the readability levels of their decisions in order to better reach these audiences.
Cet article rend compte de deux études empiriques originales sur les niveaux de lisibilité quantitative des décisions judiciaires canadiennes de contextes spécialisés, notamment dans des affaires où l’on pourrait raisonnablement s’attendre à trouver des décisions particulièrement lisibles. La première étude examine les décisions concernant des jeunes qui ont été poursuivis devant les tribunaux pour adolescents. La deuxième étude porte sur des affaires dans lesquelles au moins une partie était non représentée. Les résultats de ces études suggèrent que les décisions concernées ne sont généralement pas rédigées à un niveau qui permette aux parties (ou au grand public) de les comprendre facilement. Dans la mesure où les tribunaux s’efforcent peut-être déjà d’adapter le langage et le style de leurs décisions, ces études suggèrent que des adaptations supplémentaires, ou différentes, sont probablement nécessaires. La faiblesse la plus évidente apparaît dans les affaires impliquant des partis non représentés, où la décision moyenne est (contre-intuitivement) moins lisible que la décision moyenne rendue par les tribunaux de première instance ou d’appel canadiens en général. L’article conclut en identifiant certaines des façons dont les juges qui se soucient de communiquer efficacement avec leur audience peuvent améliorer la lisibilité de leurs décisions afin de mieux atteindre ces audiences.
* Mike Madden, CD, B.A., M.A., LL.B., LL.M., Ph.D., University of Ottawa Faculty of Law. This research was generously funded by a Bombardier Canada Graduate Scholarship – Doctoral, awarded by the Social Sciences and Humanities Research Council. I thank professors Elizabeth Judge, Suzanne Bouclin, and Wolfgang Alschner for their guidance throughout my doctoral studies. Their input significantly improved this article.
